Nouvelle guerre de rumeurs, d'avis passionnés, de prospectives sous couvert de méta stratégies communicantes et d'appropriations de nouveaux usages internautes, la mort annoncée de l'email, celle de Facebook... ou des deux à la fois ?

Commençons par Sheryl Sandberg, Chief Operating Officer de Facebook, qui déclarait récemment lors de la «conférence Nielsen Consumer 360», que les emails allaient connaître le même sort que les télégrammes d'antan ou nos chers fax. «Je déteste être porteuse de mauvaises nouvelles, mais pour anticiper en matière de nouvelles technologies, il faut observer les comportements des adolescents. Et les dernières études montrent que seuls 11% d’entre eux consultent leurs emails quotidiennement. Ce sont les SMS et les réseaux sociaux qui prennent désormais le relais».
Bien évidemment, Sheryl Sandberg prêche pour sa paroisse : les intérêts de son réseau social. Mais au-delà d'une «e-méthode Coué», le débat qui s'amorce est révélateur des prochains bouleversements en matière d'usages numériques.
Il est vrai que la plupart des échanges se font désormais en live, évitant d'envoyer un mail et donc de consulter sa messagerie. Mais notre présence sur plusieurs réseaux (perso, pro, thématique, amoureux, loisirs, …) nécessite un point de réception commun qui reste à ce jour le mail, d'autant que la plupart des identifiants sur ces sites sont l'adresse mail. Il est tout aussi vrai que pour les jeunes, MSN, autrefois référence ultime des ados, a été rapidement détrôné par Facebook. Mais finalement, quelle utilité de ce genre de média est-elle plébiscitée ? Le besoin de rester connecté à son réseau ? Celui de s'exprimer sans nécessairement attendre de feedback ? Une expression qui se réduit de plus en plus à une information courte sur ce que l'on vit et non plus sur ce que l'on pense (abandon des blogs après l'euphorie du milieu des années 2000 pour le format Twitter aujourd'hui) ?
Autant de questions qui laisseraient à penser que le smartphone pourrait bien devenir l'outil idéal du réseau social ; il offre toutes les fonctionnalités pratiques de 'instantanéïté, de la facilité d'utilisation des médias et des applications, de leur interactivité... Alors que le web, notamment avec le passage de l'ado au jeune actif, resterait sur un mode business qui ne peut se passer pour l'instant de l'email (on parlerait de Google Wave en alternative possible ?).
De plus, un pavé dans la mare vient remettre en question nos dernières chères certitudes : cette étude : http://www.scribd.com/doc/33751159/Teens-Study-June-2010) montre que les jeunes commencent à se fatiguer de Facebook.
De nombreux points noirs entachent la relation du site avec ses membres : la question sensible des données personnelles sur Facebook, la personnalité décriée de Zuckerberg, le côté «le mieux est l'ennemi du bien» avec trop de fonctionnalités, trop de choix, trop de gadgets, qui le banalisent... Bref, une étude très instructive, à découvrir en détail sur le lien cité plus haut.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Source : www.marketing-digital.fr
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